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Quoi faire dans les premières minutes après un accident

Quelques gestes simples, dans le bon ordre, pour garder la tête froide après un accrochage.

Un accident, même mineur, ça brasse. Sur la 132, dans un stationnement de Matane ou sur une route de campagne du Bas-Saint-Laurent, les premières minutes sont confuses. Le cœur bat vite et on ne sait plus trop par où commencer. Voici une marche à suivre claire, dans le bon ordre, pour vous aider à traverser ce moment sans paniquer.

Véhicule endommagé après une collision à Matane

D’abord, la sécurité

Avant tout le reste, vérifiez s’il y a des blessés, chez vous comme chez les autres personnes impliquées. Si quelqu’un est blessé, même légèrement, appelez le 911 tout de suite. Au Québec, les blessures à la suite d’un accident de la route sont prises en charge par la Société de l’assurance automobile du Québec, peu importe qui est responsable.

Allumez vos feux de détresse. Si votre véhicule roule encore et qu’il bloque la circulation, tassez-le sur le côté quand c’est possible et sécuritaire. Sinon, laissez-le en place et éloignez-vous de la chaussée.

En hiver, sur les routes du Bas-Saint-Laurent, redoublez de prudence. Une chaussée glacée rend chaque pas et chaque sortie de véhicule plus risqués. Enfilez votre manteau, restez visible avec vos feux de détresse et tenez-vous loin de la circulation en attendant la police ou la dépanneuse. Si vous avez un triangle de signalisation dans le coffre, c’est le moment de l’utiliser. Votre sécurité passe avant l’état de la tôle.

Faut-il appeler la police

S’il y a des blessés, vous devez contacter les policiers, même si les blessures semblent mineures. Ils dresseront le rapport d’accident, qui sera transmis à la SAAQ.

Appelez aussi la police en cas de délit de fuite, de désaccord sérieux sur ce qui s’est passé, de dommages importants, ou si vous croyez que l’autre conducteur a les facultés affaiblies ou n’est pas assuré.

S’il n’y a pas de blessés et que tout le monde s’entend, vous n’êtes pas obligé d’appeler la police. Vous devez par contre échanger des renseignements avec l’autre personne.

Remplissez un constat amiable

Pour un accrochage léger, le constat amiable est votre meilleur ami. C’est un formulaire standard que vous obtenez auprès de votre assureur ou sur le site de la SAAQ. Gardez-en une copie dans votre boîte à gants.

Retenez une chose importante. Remplir un constat amiable ne veut pas dire que vous admettez votre faute. C’est seulement une description de l’accident. Seul votre assureur peut déterminer qui est responsable.

Échangez les bons renseignements

Notez le nom, l’adresse et le numéro de permis de conduire de l’autre conducteur. Prenez aussi le numéro de plaque, le nom de son assureur et son numéro de police. Inscrivez l’heure, l’endroit et les circonstances pendant que tout est frais dans votre mémoire.

S’il y a des témoins, demandez leurs coordonnées. Un témoin neutre peut faire une grande différence plus tard.

Prenez des photos

Sortez votre téléphone et photographiez la scène sous plusieurs angles. Les dommages sur chaque véhicule, la position des autos, les plaques, l’état de la route et la signalisation. Ces images valent mille mots quand vient le temps de monter le dossier.

Faites remorquer si nécessaire

Si votre véhicule n’est plus en état de rouler de façon sécuritaire, ne prenez pas de risque. Faites-le remorquer. Un pneu crevé, un phare brisé ou un capot qui ne ferme plus, ça peut attendre une évaluation tranquille à l’atelier.

Gardez votre calme et évitez certains pièges

Dans le feu de l’action, quelques erreurs sont faciles à commettre. En voici trois à éviter.

Ne reconnaissez pas votre faute sur place. Vous pouvez rester poli et coopératif sans vous accuser. La responsabilité, c’est l’affaire des assureurs, pas une décision à prendre sur le bord de la route.

Ne quittez jamais les lieux d’un accident avec blessés ou dommages sans avoir échangé vos renseignements. Partir, c’est s’exposer à de sérieux ennuis.

Méfiez-vous des ententes en argent comptant pour des dommages qui semblent importants. Une bosse anodine cache parfois des dégâts coûteux sous la tôle. Une vraie évaluation à l’atelier vous protège mieux qu’une poignée de main rapide.

Déclarez l’accident à votre assureur

Avisez votre assureur rapidement, idéalement dans les jours qui suivent. C’est lui qui ouvre le dossier et qui lance le processus. Aucune réparation ne devrait commencer avant cette étape.

La suite passe par une estimation des dommages, puis par les réparations une fois le tout approuvé. On vous explique tout ça dans notre article sur le fonctionnement de la réclamation d’assurance, et notre équipe s’occupe de l’estimation et de la réclamation avec vous.

On vous aide pour la suite

Un accident, ça ne s’arrête pas sur le bord de la route. Une fois la poussière retombée, il faut remettre votre véhicule en état, et ça, c’est notre métier. On vous accompagne dans la réparation après collision, du premier appel jusqu’au retour de votre auto.

Vous venez d’avoir un accident dans la région de Matane et vous ne savez pas par où commencer. Appelez le (418) 562-3001 ou passez par notre page contact. On répond à vos questions calmement et on vous guide pour la suite.

Sources

Information vérifiée auprès de sources québécoises reconnues.

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